Chambres
Suite Maud et Tati
Sous la haute charpente du XVIIᵉ siècle, deux chambres mansardées semblent suspendues hors du temps. Le bois ancien y craque doucement, les fermes apparentes dessinent des lignes presque monastiques, et la lumière glisse sur les poutres comme dans une maison de famille oubliée au cœur du Perche.
À droite, la chambre « Maude », hommage discret à Ma nuit chez Maud, abrite une bibliothèque consacrée à Marcel Proust. On y dort entouré de livres, dans une atmosphère studieuse et tendre, entre retraite littéraire et refuge d’amis esthètes. Quelques meubles chinés, une lampe un peu de travers, des objets accumulés au fil des années : rien n’est décoré, tout est habité.
À gauche, la chambre « Tati », clin d’œil à Jour de fête et à Jacques Tati, possède la même simplicité joyeuse et légèrement décalée. Un mobilier hétéroclite, des étoffes sans apprêt, des poutres immenses qui donnent au lieu quelque chose d’un grenier poétique ou d’une maison de campagne japonaise perdue en Normandie.
Ces chambres ne cherchent ni le luxe ni la perfection. Elles offrent autre chose : le silence, l’odeur du vieux bois, la beauté des volumes anciens et cette sensation rare d’habiter un lieu qui a une mémoire. On y vient pour lire, dormir profondément, écouter la pluie sur le toit, ou simplement retrouver le goût des maisons vraies.